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L e g o û t d u s e l |
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Envolées les ailes belles Consumés les rires d'avant De nos regards vers elles Il y le silence de l'ire Il y a le goût du sang À l'affût sont les corbeaux S'en aller loin des rives Loin des desperados Parce qu'il faut qu'elles vivent Maintenant et à jamais Ne renie pas ce que tu as fais La vie est une promesse Elle repousse, elle divague et elle se meut Parfois on doute et on s'égare On se confond dans les incertitudes Et on se répand à ses heures N'oublie jamais que c'est à toi de découvrir en ton coeur Les couleurs de tes joies et celles de tes peurs Jusqu'au petit matin Elles reluisent de leurs regards sans fin Sans un cri, sans un bruit Vont et viennent les ombres de la nuit Parfois, le petit est là Et il les voit partir avec elles Mais il ne comprend pas Pourquoi ils vont et viennent Au bout du chemin Pas de lendemain De relants en sanglots Dans les rrflets de l'eau Celles qui offrent quelques parcelles d'elles De leur intime différence Se consumme mille étincelles Qui s'oublient à chaque danse Officie la froideur Arrive la raideur De leurs gestes, rien n'est sûr Au détour de chaque mur Se profile les puits de fiel Lorsque n'agit plus l'hydromelle Aveuglées par les lumières de la place Elles rôdent et se voilent la face Au détour d'une rue Certains les visent D'autre les assaillent Certains attendent Ils guêttent et ils subodorent Les prémisses de la sueur Trépignants et impatients Ils le désirent tant ce leurre Cette irrésistible envie d'adrénaline À la quelle ils accèdent pour quelques dollars Elles, ces ombres de la nuit Elles le savent bien qu'elles sucitent la convoitise Et à l'appel, les errants ne sont jamais loin Alors, elles se hâtent vers l'orée Pour appercevoir enfin l'aube fine |
| © j.l. 2006 |
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La bohème attitude |
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Je me souviens d’une autre vie Une vie ou j’y avais quelques habitudes Je me souviens de ces ombres fines Qui se dégageaient des cîmes Partir pour oublier les ires Pour s'ouvrir aux appels du rire Je me souviens de cette lumière Qui illuminait l'autre chemin Ce petit passage entre les Terres Qui s'emblait être sans fin Je me souviens des couleurs de l'or Je me souviens des saveurs cerises Un temps où je ne savais pas encore Comment doubler ma mise Je l'imagine et déjà j'en suis épris De cette vie que j''aurai aimé mener À mille lieues des non dit Que c'est bon d'oser l'avouer Parsemée et aérée par les senteurs d'antemps La bohème nous offre des jours sans lendemain Elle nous attire hors du temps Et on ne se soucie plus de la faim Une vie faîte des bribes de nos errances Où l'on oublie l'usuel et le quotidien Embaumé par l'effervescence Je me repose tout contre son sein Hors des limites, la bohème m'attend Je ne peux lui résister Tout mon corps la ressent Je suis tenté et me laisse porter Attiré vers cette impalpable sens Cette chance qui me met en transe Je contemple cette naturelle nonchalance On y cherche un sens, une attirance, une alliance La bohème nous délivre de ces chaînes Qui nous brisent et nous retiennent La bohème nous libère de ces lois qui nous cernent La bohème nous affranchi de cette indicible peine Parcourir le monde jusqu’à plus soif En retirer les substances volatiles La bohème est un fluide invisible Qui nous innonde De ces cibles perceptibles Elle nous teste et nous sonde Elle s'exprime et elle nous fait des signes La bohème nous emmène faire un tour Et moi je la suis sans détour Je suis un éternel rêveur Je suis un vagabond, un leurre, un sil errant Je ne connais pas le nom de mes peurs Je trace ma route au milieu des vapeurs du temps Je suis lucide à ma façon J’ai besoin de sentir le souffle du vent sur mon visage J'ai besoin d'être là sur le vif à l'écoute du son Et de sentir la douce fraîcheur de son passage Tout mon être est aux aguets Je fais fi de tous ces cris Au moindre bruissement je suis prêt À traverser le grand mur des bruits Au de-là des superficiels Je pars goûter le miel Au de-là des artificiels Je surfe et je capte les essentiels Alors je deviens pluriel Je survole les montagnes Je flane en attendant la venue d'Adonis J'aime cette sensation qui me gagne Et je glisse lentement vers les fables de l'Ilde |
| © j.l. 2007 |
| Ballade d'automne |
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Bientôt, arrive la fin de l'été Le soleil se fait plus fragile À l'orée de l'automne l'on se sait plus fébrile Coule et roucoule les rivères de nos années passées Certains soirs d'octobre J'aime grimper en haut des falaises de l'Irtale Je m'évade de cet horizon et je vogue Je contemple et apprécie l'immensité qui s'ouvre et qui s'étale Apaise mes cris et étoffe mon esprit Je capte et j'hume L'air vivfiant de l'océan Et pendant un instant je pars Et me défais de l'emprise du temps La raison m'abandonne Et je glisse sans effort Par de là les frontières de l'innaccessible Je touche à l'impalpables Je me mèle aux troubles du tangible Les vents de l'automne Parcourrent la baie d'Algave Emportent avec eux les subtiles essences Des douces nuances parfumées venant des orangeraies Ils distillent les effluves au gré des alizés Les senteurs des vents des mers Bercent mes pensées Par de là les hautes terres Je m'y laisse volontier emporter Perché sur le grand rocher bleu J'attend une autre nuit Je capte les derniers reflets de feu Qui embaument le ciel De mille et une teintes pastelles, si belles Dans ma tête, dispense et disperse les étoiles Pour que je m'émerveille de leurs infinis éclats J'ouvre la 8ème porte et je cherche un passage Une issue pour qu'enfin je me délivre de la vie |
| © j.l. 2006 |
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L a r i v i è r e
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Enivre et délivre Le temps passé Le temps qui va Le temps d'apprendre Le temps de vivre Le temps perdu Le temps du bonheur Le temps d'y penser et déjà.. c'est derrière nous, car nous sommes le présent et le futur à chaque instant.. Être sous l'emprise et peiner à donner un nom à cette force qui vous sert De ressentir cette sensation intime D'être déçu dans la vie Par des gens que l'on aime Oui sûrement... il faut s'y attendre Apprendre à retenir ses larmes Et à conscillier le verbe aimer à d'autre temps Pendant... un certain temps Sans se retourner, oser affronter ses peurs Oublier les ranceurs Les amertume et la haine Essayer de résister aux assauts de la vie Et rester volontaire La mort d'un amour donne la vie à un autre Au détour d'une rive, il y a l'orée d'un nouveau jour Aller vers un autre soleil et s'ouvrir à un autre sourire Un sourire qui saura me redonner cette chaleur Et qui embaumera mon coeur Vers celle qui saura appaiser et calmer la douleur La connaître et savoir son histoire, tenir sa main, approcher ses mots pour la comprendre et l'aimer Oublier le temps passé pour que s'affirme ce que l'on vit L'approche est délicate, avec le temps on oublie ces choses là Cet appel qui parcoure le corps La présence de cette évidence Le merveilleux désir de l'amour Le goût de l'intime et du subtil Parfois, on ne sait trop pourquoi, l'on est attiré vers ce qui est "innaccessible" Avoir le courage de s'ouvrir, en s'en donnant la peine Celle d'arpenter les chemins de la cour Pour que vive et s'exprime la réciprocité Être en amour c'est éprouver le désir ultime du sentiment Être en amour c'est s'adonner à ce merveilleux balbutiement via ce tacite aller-retour Un jour prochain, si vous êtes libre, si vous êtes disponible D'apprivoiser les ôdeurs et les ardeurs De savoir faire disparaître les soupirs et les doutes De savoir donner et de savoir aimer, au naturel Un jour, une nuit, je serais là dans votre coeur, pour y chasser toutes les peurs.. |
| © j.l. 2006 |
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Désir d'ivoire |
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Il y a des saisons où la vie éclate les
couleurs L'ocre, le pourpre et le mauve De ces doux reflets irisés Qui embaument mon coeur Animé par un élan d'audace Je pars recueillir le sel Je repère quelques traces Je capte des appel Au loin dans les brumes épaisses J'entends quelques murmures indécis Quelques mouvements au bout d'une laisse Je m'approche et j'écoute les sons de la nuit Alors que rôdent les chuchoteurs Je me faufile parmis les ombres fines Je ressens les battements de mon coeur À l'approche de la ligne À l'orée de la porte du temps J'ai tout oublié et je m'abandonne Je me laisse porter par les vents tourbillonnants Je frôle les tours de verre qui résonnent Je flirte avec l'apesanteur Je ne ressens plus mes peurs Est-ce mon imagination, est-ce un leurre Mes sens qui me trahissent Alors, s'immisce en moi cette étrange impression Qui parcoure l'ensemble de mon corps En une pénétrante et interminable sensation À l'aube de la 25ème heure, je découvre mon sort À son approche je ressens en moi comme une présence Dans ce monde où l'on sait tout le sens du mot absence Il existe des qualités, telles des étoffes de soie ou de satin Qui perdurent et d'autres qui se dispersent sans fin Et je me dis ; Aurais-je cette chance Plus que je n'y pense D'oser aller à sa rencontre D'en oublier cette nuit qui s'achève Là-bas au loin sur la grève Je découvre un autre soleil Qui m'émerveille Un nouvel horizon s'annonce Ai-je encore une alternative Qu'importe ce qui peut arriver maintenant Car je le sais, la venue d'Altéa est proche Lorsqu'elle sera là, tout près de moi, je lui demanderai : - est-ce que cela existe vraiment ? Et elle me répondra peut-être : - sois rassuré, je suis venue pour toi car je suis la fin de tes errances Donne moi le souffle de ta peine Ne t'inquiètes plus du froid ni de la douleur Mais au contraire connaît la saveur des couleur et ressens l'infinie chaleur... |
| © j.l. 2006 |
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Jasmin & Canelle |
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Divague est la vague Dissipée est l'écume Elles virevolte et elle enveloppe les ombres du rivage L'astre d'or perce l'horizon L'iris doré donne le ton Par son éclat il disperse les brumes Pour que s'offrent les couleurs De l'émeraude et de l'opale Les vent emportent tout Le long des rives d'Arlande Elles ressemblent à ces pays imaginaires Ou la nature y a pris ses aises Dans les vapeurs de mes désirs Se répand la douce fraîcheur du lilas Je me souviens de cette chaleur Puissante et légère à la fois Je me souviens de ce plein bonheur Qui irriguait tout mon être tel un roi Une alliance ou bien une emprise Je ne le sais au juste Peut-être était-ce simplemet une alliée Je ne l'ai jamais su vraiment Cela fait si longtemps.. Une émotion me gagne Une indicible saveur Qui se manifeste à mon palais Mon ventre qui se noue Quelques soupirs qui se hissent Et puis soudain quelque chose m'assaille Je ressens une faille Les ondes m'atteignent et m'inondent Elles me traversent et me sondent Un jour ou une nuit Une ombre qui s'enfuit Alors... je me fais sage Et je tourne la page |
| © j.l. 2006 |
| D e n t e l l e |
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Les longues nuits de décembre Ravivent quelques souvenirs oubliés De nos gestes, de nos éclats de rire De tous ces instants de doux plaisir Je me remémore ce temps là Et je revois la fille des quatre vents Dérives de mes rives se ravivent Elle semblait venir d'un de ces couloirs du temps Elle ne se souciait pas de l'accroche Elle vivait l'instant présent Elle savait comment apprivoiser les approches La Vanille et la framboise lui appartenait Gentiane et lilas étaient ses fleurs Dentelle et soie Elle était tout ça Et parfois Le coeur serré Revient en moi Avec émoi L'image de celle Qui fût le diamant de ma peine |
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| © j.l. 2006 |
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