| Envolée Envolées les ailes belles Consumés les rires d'antan De nos regards vers elles Persiste le souffle des vents À l'affût sont les corbeaux S'en aller loin des rives Oublier les desperados Mais il faut bien qu'elles vivent N'oublies pas qui tu es Sois forte et résiste Parfois on doute et on s'égare On se confond dans nos peurs Parfois on découvre un phare Qui nous amène vers d'autres couleurs Jusqu'au petit matin Reluisent leurs regards sans fin Sans un cri, sans un bruit Vont et viennent les ombres de la nuit Parfois, le petit est là Il les voit partir avec elles Et il ne comprend pas Pourquoi ils sont là Au bout du chemin Pas de lendemain Frémissements et berlingots S'éparpillent dans les reflets de l'eau Celles qui offrent quelques parcelles d'elles De leur intime indifférence S'échappe une étincelle Pour une nouvelle danse Officie la froideur Arrive la raideur Dans leurs gestes rien n'est sûr Au détour de chaque mur Se profile les puits de fiel Lorsque n'agit plus l'hydromel Aveuglées par les lumières de la place Elles rôdent et se voilent la face Certains observent, d'autres vacillent Ils attendent leur heure La ronde s'anime et s'éparpille Ils désirent tant ce leurre Trépignant et impatients Les errants guettent ces ombres de la nuit Assouvir cette irrésistible envie Que perdure ces minutes hors du présent Elles font fi des anomalies Elles suscitent la convoitise À l'orée elles se hâtent d'aller vers le jour Pour apercevoir enfin l'aube fine De capter la délivrance Pour retrouver la quintessence |